Elle appartient à l'ordre des carnivores et à la famille des mustélidés (belette, putois, fouine, blaireau, etc).
Elle vit principalement en eau douce, mais exploite aussi le milieu marin quand les conditions le permettent. C'est un animal solitaire qui occupe un très grand domaine vital toujours en lien avec les milieu aquatiques pour lesquels elle est parfaitement adaptée. La densité d'individus est donc naturellement faible.
Les loutres sont nocturnes et donc difficiles à observer. En revanche, elles laissent des traces plus ou moins facilement repérables, empreintes et épreintes (laissées). Elle consomme principalement du poisson, et dans une moindre mesure des batraciens et des invertébrés aquatiques.
La pollution de l’eau ainsi que la présence d’infrastructures routières fragmentant l'habitat et isolant les populations de loutres dégradent les habitats de l’espèce. Depuis qu'elle est protégée, on constate d'ailleurs que ce sont les collisions routières qui constituent la principale cause de mortalité. En dépit d'effort réalisés au niveau national et local (Groupe Mammalogique Breton, Bretagne Vivante, SIAGM / Projet de PNR du golfe du Morbihan), notamment par la réalisation de suivis et la création de passage à faune (tunnels sous les routes, passes sur des barrages), la Loutre reste très menacée en Bretagne et en France.
Le territoire du golfe du Morbihan fait partie des zones où la Loutre est actuellement menacée compte tenu des caractéristiques démographiques et socio-économiques de la région vannetaise. La partie est du Golfe du Morbihan constitue un point noir au niveau régional en matière de mortalité routière (Lafontaine 1991). Il s’agit plutôt d’un danger plutôt diffus, chaque route présentant un risque, accentué lors des périodes de crues, dès lors qu’elle traverse un cours d’eau ou une zone humide. La circulation routière provoque une mortalité directe qui peut hypothéquer l’avenir de populations de loutres très peu abondantes, mais elle constitue aussi un obstacle plus ou moins franchissable par les loutres et contribue ainsi à fragmenter leur territoire. On peut ainsi craindre un isolement croissant des individus ou petites populations occupant les bassins versants de la Rivière de Noyalo et de la Rivière de Pénerf, ainsi que la presqu’île de Rhuys et les îles du golfe.

Les collisions routières constituent la principale cause de mortalité des loutres Photos : Sébastien Gautier
dans le Morbihan. En mars 2011, deux ont été trouvées dans la même semaine dans le nord
de la rivière de Pénerf.
