Les "oiseaux marins" dans le golfe du Morbihan

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Goéland argenté sur un rocher à Méaban Goéland argenté sur un rocher à Méaban Lionel Picard, ONCFS

Sous l'appellation "oiseaux marins", on regroupe des espèces issues de familles différentes. Ces oiseaux sont souvent associés au littoral et au milieu marin mais peuvent en réalité remonter profondément à l'intérieur des terres, le long des fleuves et des grandes rivières.
Dans le golfe du Morbihan, ils sont essentiellement représentés par les laridés
(goélands et mouettes), les sternidés (sternes) et les Phalacrocoracidés (cormorans).

Les sternes

Les sternes forment une famille souvent apparentée ou intégrée à la famille des Laridés. Elles partagent globalement le même genre d'habitats, ont des moeurs grégaires et se nourrissent de poissons. Elle sont généralement de plus petite taille au moins pour les espèces visibles en Bretagne. Posées, elles ont une allure caractéristique, trés élancée, plutôt courte sur pattes, avec un bec pointu et long. Les trois espèces visibles dans le golfe du Morbihan ont des plumages clairs, blanc et gris, et une calotte noire. Pour faire la différence entre les espèces, il faut regarder le bec, les pattes, la forme de la queue et l'allure
Les sternes chassent d'une manière caractéristique plongeant plus ou moins brutalement à la verticale pour saisir leurs proies. Certaines font du "sur place" avant de se laisser tomber dans l'eau.
Quatre espèces de sternes nichent plus ou moins régulièrement en Bretagne : la sterne de Dougall, la sterne caugek, la sterne pierregarin et la sterne naine.  A partir de 1950, les quatre espèces ont connu une augmentation de leur  effectif nicheur, atteignant plus de 6000 couples à la fin des années 1960. Par la suite, ces effectifs ont baissé fortement, probablement en raison de l'augmentation de la fréquentation humaine des sites littoraux et  à l’augmentation de la population de goélands argentés.Un Observatoire des sternes de Bretagne, coordonné par Bretagne Vivante, a été mis en place à partir de 1989 pour suivre ces évolutions.

La sterne caugek, la sterne de Dougall et la sterne pierregarin sont présentes dans le golfe mais la sterne pierregarin est la seule à y nicher actuellement.


Pour en savoir sur les sternes en Bretagne :
http://www.life-sterne-dougall.org/les-sternes-en-bretagne.php


sterne pierregarin Sterna hirundo

C'est une espèce migratrice (Afrique surtout), visible en Europe d'avril à septembre. Son aire de répartition couvre largement l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord, jusqu'aux Caraïbes, mais l'espèce n'est que localement fréquente sur les côtes.
Elle est reconnaissable à ses pattes rouges et un bec rouge terminé par une pointe noire
. Elle peut être confondue avec la sterne arctique et la sterne de Dougall. Elle fréquente les zones côtières, mais aussi l'intérieur des terres, et peut nicher sur des sites divers, naturels (rivières, lacs, îlots rocheux, plages, marais) ou anthropiques (pontons ostréicoles). Elle niche en colonies ou en couples isolés.
La sterne pierregarin est la plus commune des quatre espèces de sterne de Bretagne. Son statut n'est pas considéré comme défavorable en Europe et en France. Elle se reproduit dans les régions tempérées de l’Hémisphère Nord. Les effectifs en Europe sont estimés entre 225 000 et 300 000 couples, répartis dans la plupart des pays. La population française compte environ 5 000 couples répartis en trois populations : le littoral méditerranéen, des colonies continentales le long des fleuves et rivières et le littoral atlantique. En 2007, entre 1 259 et 1 318 couples de sternes pierregarins se sont reproduits en Bretagne.
La population du golfe du Morbihan a connu une très forte diminution au cours des années 70, de 600 couples en 1969/70 à 196 en 1977/78. Depuis l’effectif est relativement stable, variant entre 100 et 150 couples. Deux types de sites de nidification sont utilisés aujourd'hui : les marais endigués (Duer, Lasné, Séné), et les barges ostréicoles, dont certaines sont aménagées pour l'occasion (action menée par le SIAGM / Projet de PNR). Ces sites ne correspondent pas aux habitats traditionnels utilisés antérieurement dans le golfe : les îles ou îlots marins à végétation rase ou clairsemée. Ce type d’habitat est maintenant presque totalement abandonné dans le golfe, depuis le début des années 80. En effet, par le passé,  les îles de Méaban puis de Er Lannic ont accueilli d’importantes colonies, comptant plusieurs centaines de nids. Méaban a été abandonnée brutalement en 1971 après avoir hébergé plus de 500 couples de 1965 à 1970. Une partie de la colonie s’est reportée sur Er Lannic. Cette colonie a elle-même été abandonnée en 1983, sous la pression des goélands et des dérangements humains. Parallèlement à la déstabilisation de ces colonies insulaires, il s’est produit une chute importante des effectifs, une dispersion des colonies s’installant souvent dans de nouveaux milieux : marais et embarcations. Ces nouvelles colonies ont en outre souvent une existence éphémère.

Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.pierregarin.html
Pour en savoir plus sur le suivi des sternes pierregarins en Bretagne :
http://www.life-sterne-dougall.org/sterne-pierregarin.php


Accouplement de sternes pierregarins                                                                                                                        Stéphane Maisonhaute


Sterne de Dougall Sterna dougallii

La sterne de Dougall est une espèce cosmopolite qui se reproduit surtout en zone tropicale et tempérée, avec une population atlantique relativement faible. C'est un nicheur rare en France, fréquentant les îles et les îlots côtiers. En Europe, c'est un visiteur assez rare dont l'aire de nidification est très réduite : îles britanniques, Irlande, Bretagne, Açores. Dès la fin de l'été, les sternes de Dougall migrent en direction des eaux tropicales de l'Afrique et ne reviennent sur les sites de nidification qu'à partir de mi-avril.
La sterne de Dougall ressemble beaucoup à la sterne pierregarin. Elle possède un plumage très clair : dessus gris pâle et dessous blanc, nuancé de rose. La calotte noire, est  plus étendue que chez la sterne pierregarin, descend un peu plus bas sur les joues et sur la nuque. Le bec est noir avec une zone rouge à la base pendant la période de nidification. Les pattes sont d'un rouge-orange plus vif que celles de la sterne pierregarin. Les filets des rectrices externes (plumes de la queue), sont particulièrement longs. Son cri dissyllabique "kir-rick "est très caractéristique et permet de la distinguer de la sterne pierregarin.
En 2007, entre 63 et 69 couples ont niché en Bretagne et l'espèce connaît depuis quelques années une certaine stabilisation. Cependant son effectif global reste très faible comparativement aux effectifs connus par le passé. Le cas du golfe du Morbihan est particulièrement symptomatique de cette forte régression connue vers la fin des années 70La nidification de la sterne de Dougall est mentionnée dans le golfe de 1951 à 1978,  nichant essentiellement  sur Méaban (90 à 183 couples de 1965 à 1969). L’abandon définitif de la colonie de Méaban est noté à partir de 1972. L’espèce est ensuite signalée en 1978 et 1979 sur Er Lannic, avec un couple unique. Depuis, la sterne de Dougall est uniquement un oiseau de passage dans le golfe du Morbihan, avec une présence régulière pendant la migration d’automne, de la fin de juillet à début octobre (40 à 60 individus simultanément). Elles sont principalement observées dans la partie occidentale du golfe, sur des pontons ostréicoles près de Berder. De fait, le golfe du Morbihan accueille actuellement l’une des rares escales migratoires ou de stationnement post-nuptial connu entre les colonies de reproduction européennes et les sites d’hivernage africains.

Pour en savoir plus :http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.de.dougall.html
Pour en savoir plus sur le suivi de la sterne de Dougall en Bretagne :
http://www.life-sterne-dougall.org/sterne-de-dougall.php

Sterne caugek Thalasseus sandvicensis

Elle est considérée comme localisée en France et en déclin en Europe. La population française compte plus de 6000 couples nicheurs dont 1300 couples environ pour la Bretagne (2007). La sterne caugek est plus massive et plus grande que les deux autres sternes présentées précédemment.  Elle a un manteau gris cendré, un calotte noire et huppée, ainsi qu'un bec long et noir avec le bout jaune. La queue  est blanche et  peu fourchue comparée aux autres espèces. Ses pattes sont noires. Le cri de la sterne kaugek ressemble à un bruit de grincement de porte, très aigu. Comme la sterne pierregarin, elle pêche en repérant ses proies en volant sur place, plongeant brutalement à la verticale pour les capturer.
Pour le golfe du Morbihan, en 1958, 500 couples sont dénombrés sur Méaban, 3800 couples en 1968 ! Le déclin de cette colonie sera ensuite très rapide : 830 en 1971 et 17 en 1975. Elle est ensuite totalement abandonnée. Une partie de la colonie s’établit alors sur une autre île, Er Lannic, au moins à partir de 1973. Elle se développe rapidement pour atteindre près de 600 couples en 1979. En 1982, la pose de l’hélicoptère d’une émission télévisée au milieu de la colonie, en pleine période de nidification, entraîne un échec massif de la reproduction et l’abandon définitif du site. Cet événement marque la fin des colonies de sternes caugek du golfe du Morbihan, à l'exception de quelques tentatives infructueuses, notamment sur l'île de Brannec.

Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.caugek.html
Pour en savoir plus sur le suivi de la sterne caugek en Bretagne :
http://www.life-sterne-dougall.org/sterne-caugek.php

 

Les mouettes et goélands

Les laridés regroupent les différentes espèces de goélands et de mouettes. Ce sont des oiseaux aquatiques, généralement de teinte blanche, grise et noire, et de taille moyenne. La plupart sont avant tout piscivores mais leur régime alimentaire reste très opportuniste et ils peuvent également consommer des invertébrés, des oeufs, ou même des déchets alimentaires. Tous les laridés sont protégés, mais il existe des dérogations préfectorales particulières dans le cas des colonies de goélands argentés. C'est le cas spécifiquement pour les colonies urbaines qui engendrent parfois de réels problèmes de cohabitation avec les riverains. Dans ce cas, certaines interventions très encadrées sont possibles (destruction des pontes).
Dans le golfe du Morbihan, les espèces nicheuses sont la mouette rieuse, le goéland argenté, le goéland brun et le goéland marin. Néanmoins, d'autres espèces peuvent être observées pendant l'année, en migration notamment, comme la mouette mélanocéphale ou le goéland cendré.

mouette rieuse Chroicocephalus ridibundus

La mouette rieuse est une espèce presque cosmopolite, occupant largement toute l'Eurasie. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas un oiseau initialement marin et elle a colonisé le littoral atlantique récemment (année 60). En France, elle niche principalement à l'intérieur des terres, dans des zones d'eau douce (lacs, étangs, etc.). Elle hiverne dans des habitats côtiers variés, depuis les eaux côtières jusqu'aux ports, les marais salants et les estuaires, ainsi qu'en ville. C'est une espèce grégaire, elle niche en colonies et se regroupe en dehors de la période de reproduction. C'est une espèce omnivore, consommant surtout des insectes et des invertébrés marins, des petits poissons.
La mouette rieuse est souvent confondue avec les différentes espèces de goélands présents dans la région. Elle est pourtant bien différente : plus petite, les pattes et le bec rouge noirâtre, ce dernier étant très fin et pointu à la différence des goélands (épais et jaune). L'adulte en plumage nuptial a le dos et le dessus des ailes gris clair. Elle a un capuchon brun-chocolat qui disparaît progressivement après la reproduction, pour ne plus former qu'un point noir à l'arrière de l'oeil pendant l'hiver. La mouette rieuse émet un cri "rieur" que l'on pourrait comparer à celui d'une sorcière ...
Dans le golfe du Morbihan, elle est visible toute l'année. Cependant, la nidification est rare (marais de Séné) et les individus observés sont donc des erratiques et oiseaux migrateurs, issus probablement des colonies proches, situées sur les grandes zones d'eau douce de la région (lac de Grand-lieu, marais de Redon, Brière, ...).

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/mouette.rieuse.html


mouettes rieuses en plumage d'hiver (croissant ou point à l'arrière de l'oeil), Saint-Armel.                                           Lionel Picard, ONCFS

 

goéland argenté Larus argentatus

Le goéland argenté est présent dans la majeure partie des zones tempérées de l’hémisphère nord, représenté par différentes sous-espèces. La sous-espèce Larus argentatus argenteus se reproduit en Bretagne  et le long du littoral atlantique français, atteignant un effectif de 80 000 couples (2000). C'est une espèce principalement sédentaire.
Le dos et les ailes sont gris clair contrastant avec les rémiges noires. Les pattes sont roses grisâtres. Le goéland argenté pousse un cri caractéristique, très sonore.  Il niche sur les falaises littorales, les îles, dans les landes humides parfois même éloignées des côtes, les plages et les dunes et localement sur les bâtiments.
Le goéland argenté est présent toute l’année dans le golfe du Morbihan. Il est  le plus largement représenté et facile à observer de tous les goélands présents sur le site. L’occupation des colonies se fait progressivement au cours de l’hiver et du début du printemps. Le dénombrement complet des goélands argentés nicheurs réalisé au printemps 2001, indique un effectif d’environ 2 500 couples répartis en 14 sites. La tendance est à la stabilisation des effectifs depuis la fin des années 80 en milieu naturel, après une forte augmentation faisant suite à la colonisation du site au début des années 60. L’espèce tend actuellement à coloniser des milieux urbains, notamment des toits d’usines dans la zone du Prat/ Vannes.

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/goeland.argente.html

Le goéland brun Larus fuscus

Le goéland brun se reproduit sur le littoral du nord ouest de l’Europe, depuis le nord de la Russie jusqu’au Portugal qu’il a colonisé récemment (années 70). L’espèce se reproduit aussi dans les îles britanniques et en Islande. Les populations occidentales du goéland brun sont principalement migratrices. La population française de cette espèce compte environ 23 000 couples répartis majoritairement sur les côtes du Finistère et du Morbihan.
Le goéland brun est légèrement  plus grand que le goéland argenté et plus petit que le goéland marin. Il a un manteau gris foncé à noir, et le reste du corps est blanc. Les pattes sont jaunes. Il n'a pas de miroirs blancs au bout des ailes. En hiver, les adultes ont la tête striée de gris.
Il niche en colonie généralement dans la végétation herbacée ou sous les arbres, sur les ilôts rocheux, les falaises côtières, mais également les immeubles et toits de grands bâtiments (base sous-marine de Lorient).
Le goéland brun est présent toute l’année dans le golfe du Morbihan. L’occupation des sites de nidification se fait surtout à partir de février
.  Le premier cas de nidification de l’espèce dans le golfe est signalé en 1971. L'évolution des effectifs dans le golfe montre d’abord une forte augmentation pour atteindre 1130 couples en 1987-1988, puis une  forte diminution. Il niche principalement sur les îles ou îlots (Méaban, Er Lannic, Radenec, etc.).

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/goeland.brun.html


Goéland brun couvent sur son nid sur l'île de Hent Tenn (gauche)                                                     Jérôme Cabelguen, Lionel Picard, ONCFS
et goéland argenté sur un rocher de l'île de Méaban (droite)


Goéland marin Larus marinus

L’aire de reproduction du goéland marin s’étend sur les deux rives de l’Atlantique nord. La population mondiale est estimée à 180 000 couples, dont 107 000 en Europe. En France, la reproduction de l’espèce est observée sur le littoral atlantique essentiellement, avec une part importante de nicheurs en Bretagne.
Le goéland marin est le plus grand goéland présent en Bretagne. La tête, la poitrine, le ventre et la queue sont blancs, Le dos est presque noir, bien plus sombre de que le goéland brun avec lequel il se différencie également par sa taille plus forte et la couleur "chair" de ses pattes. Le bec est jaune et massif.  Omnivore, le goéland marin a un comportement de prédateur beaucoup plus marqué que la plupart des autres goélands. Il niche souvent en colonies mixtes avec d'autres espèces, en nombre de couples restreint.
Le goéland marin est présent toute l’année dans le golfe du Morbihan. L’occupation des territoires commence réellement à partir de janvier-février. Le premier cas de nidification du goéland marin dans le golfe du Morbihan a été observé en 1973. Depuis, l’espèce connaît une très forte augmentation (actuellement une cinquantaine de couples).


Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/goeland.marin.html


Le goéland cendré est seulement de passage dans le golfe mais il peut être observé très régulièrement.               Lionel Picard, ONCFS
Il se trouve généralement plutôt avec des groupes de mouettes. On le reconnaît à sa
taille plus proche de celle de la mouette rieuse, son bec fin, jaunâtre sans tâche rouge, ses pattes verdâtres.


Les cormorans

Dans le golfe du Morbihan, les Phalacrocoracidae sont représentés par deux espèces : le grand cormoran et le cormoran huppé.

Le grand cormoran Phalacrocorax carbo

Le grand cormoran occupe une vaste aire de distribution (Europe, Asie, Océanie, Afrique, et une frange orientale de l'Amérique du Nord). Il existe plusieurs sous-espèces, celle présente dans le golfe du Morbihan étant P. c. carbo. Des confusions sont possibles avec une autre sous-espèce présente en France P.c. sinensis, mais elle se cantonne généralement à l'est du pays et à l'intérieur des terres. Le grand cormoran (P. c. carbo) vit sur les côtes du littoral atlantique de l'Europe du Nord. Il niche généralement en colonies sur des falaises ou dans des arbres.
Le grand cormoran adulte possède un plumage nuptial entièrement noir avec des reflets bleu et vert-bronze, à l'exception à l'arrière des flancs de la présence d'une tache blanche (qui disparaît en hiver). Les joues et la gorge sont blanches. Le bec noir est légèrement crochu avec une base jaune. Les pattes et les doigts palmés sont noirs. Les immatures ont le ventre blanchâtre. Il se nourrit de poissons et plonge fréquemment. Il peut rester sous l'eau près d'une minute. Cette espèce est grégaire et niche en colonies sur les corniches des falaises, dans des arbres, sur les côtes ou à l'intérieur des terres. Il passe beaucoup de temps à se sécher les plumes et adopte une posture caractéristique ailes déployées face au vent. En vol, il ressemble à un gros canard noir aux battements d'ailes plus lents.
La population du golfe du Morbihan se concentre sur quelques îles ou îlots du golfe (La Jument, Hen Tenn, etc.) et représente une centaine de couples au maximum. C'est un oiseau facilement observable, notamment en action de pêche qu'il n'hésite pas à pratiquer en milieu urbain comme dans le port de Vannes.

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.cormoran.html

Le cormoran huppé Phalacrocorax aristotelis

Plus petit et plus élancé que le grand cormoran, il lui ressemble sous divers aspects : couleur et allure générale, mode d'alimentation, comportement. Son plumage est noir avec des reflets vert-bouteille. A la hauteur du front, en livrée nuptiale uniquement, il porte une petite huppe repliée en avant. Il a un bec crochu beaucoup plus fin que celui du grand cormoran. Le cormoran huppé fréquente uniquement les côtes rocheuses, les îles ou les îlots du bord de mer où il niche en colonies. Comme le grand cormoran, il plonge et s'immerge totalement pour se nourrir de poissons. Il adopte également le même comportement pour sécher ses plumes.
C'est une espèce marginale dans le golfe du Morbihan puisqu'il niche uniquement sur l'île de Méaban à la sortie du goulet de Port-Navalo. Ils ne font d'ailleurs que de très rares incursions dans le golfe du Morbihan. Actuellement, une soixantaine de couples sont recensés sur l'île.

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/cormoran.huppe.html


Grand cormoran en vol (gauche) et cormoran huppé sur un rocher (droite)                                                       
Lionel Picard, ONCFS

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